Une carlingue d’avion au milieu de rien

Image emblématique de Islande, très répandue sur les réseaux sociaux “photo” comme Instagram ou 500px la carcasse du C-47 est devenue au fil des années un point touristique quasi incontournable de l’ile.

Cet avion, du moins ce qu’il en reste, gît sur sa plage de Sólheimasandur depuis plus de 40 ans, à la suite de son atterrissage de fortune à la suite d’une panne de carburant en 1973. Le C-47 (la version militaire du DC-3 de chez Douglas) est venu se crasher sur cette plage sans faire de victime, au milieu de rien, dans l’immensité de cette plage de sable et de cendre volcaniques, dans un paysage surréaliste, laissé au vent, à la neige et au froid. Le lieu à l’écart des routes a été révélé par quelques films et surtout par le tourisme et l’effervescence autour de cette originalité qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Compliqué à trouver il y a encore quelques temps c’est aujourd’hui un jeu d’enfant. Si vous voyez plein de voitures au milieu de rien, c’est là ! Vous trouverez sur la carte ci-dessous sa localisation.

Lors de notre 1er séjour en Islande, nous avions nous aussi prévu d’y passer. A cette époque l’accès était possible en voiture, mais nous y sommes allés à pied, à marcher dans un environnement totalement lunaire. Il faut marcher assez longtemps, sans même voir l’avion au début, puis on l’aperçoit enfin, et on comprend le charme de cet endroit. En effet le lieu est totalement surréaliste et l’ambiance est totalement dingue. Cet avion gris, délabré sur sa plage noire est à couper le souffle. De jour réaliser des photos sur place est compliqué, le lieu est fréquenté (et ça ne s’améliore pas avec le temps), les gens se prennent en photo en montant sur l’avion et certains décident aussi de repartir avec un souvenir. L’avenir de ce lieu semble malheureusement compromis à moyen terme.

Sur place l’idée de faire une image un peu plus originale germait, et l’idée est venue que 2 jours après alors qu’on dormait à quelques kilomètres. Photographier l’avion de nuit, éclairé de dedans au flash et sous la pluie.

Retour sur place, dans le vent, sous une pluie redoublant de plus de puissance, on s’installe, et on tente l’expérience. 5 min de pose au total, à jouer au flash et à la lampe frontale pour obtenir ce résultat. Sur place nous n’aurons même pas regardé le résultat, l’appareil étant tellement trempé !

L’image présentée ci-dessus est issue de ce passage en Islande. La photo date de 2016.