Qui suis-je ? Derrière ``contreJour``, une passion pour la lumière
Derrière l’appareil photo, me voici. Photographe basé près de Nancy, en Lorraine. Plutôt discret de nature, j’ai toujours été attiré par les ambiances calmes des paysages de montagne, ou nordiques, à profiter d’un panorama magique, posé, là, à contempler. Et si je devais résumer ce qui me guide depuis le début, ce serait probablement la lumière.
Mais pas celle que l’on voit immédiatement. Plutôt celle que l’on attend. Celle qui arrive doucement au lever du jour, quand les premières lueurs viennent accrocher les crêtes des Vosges encore silencieuses. Celle qui transforme un ciel ordinaire en un moment presque irréel, au bord d’un fjord en Norvège ou sur les terres volcaniques d’Islande, lorsque l’on espère voir apparaître les aurores boréales.
Et puis il y a ces lumières imprévisibles d’Irlande. Une averse, un rayon de soleil, une éclaircie… et en quelques minutes, le paysage change complètement. Parfois, un arc-en-ciel apparaît sans prévenir. Et sans aller si loin, il y a aussi ces instants plus simples. Un lever de soleil sur la Place Stanislas encore vide, seul face à la ville qui s’éveille doucement, pendant que les premiers gestes du quotidien commencent au loin.
C’est dans ces moments-là que je me sens le plus à ma place. Ce sont eux qui m’ont donné envie de photographier. Pas pour accumuler des images, mais pour retenir ce qui ne dure que quelques secondes. Pour garder une trace de ce qui, autrement, disparaît.
Avec le temps, la photographie est devenue une manière de ralentir, d’observer, et de comprendre ce qui se joue en un court instant. Et c’est avec cette même manière que je travaille aujourd’hui en photographie de mariage.
Avant de photographier des mariages, j’ai passé près de dix ans comme photographe de presse sportive, notamment pour L’Est Républicain. Un univers très différent… et pourtant pas tant que ça. Je me souviens des dimanches d’hiver passés au bord des terrains de football, le long de la main courante, à attendre l’action décisive avec les doigts gelés et l’appareil prêt à déclencher. Je me souviens aussi des courses de motocross dans la boue, où l’on rentre couvert de terre mais avec l’image parfaite du pilote en plein saut. Ou encore des galas de muay-thaï, lorsque l’on quitte la salle tard le soir, ou tôt le matin (vu les horaires), après avoir photographié l’intensité d’un combat sous les projecteurs.
Ces années de photojournalisme m’ont appris quelque chose de fondamental : les meilleurs moments ne se provoquent pas. Ils arrivent. Et il faut être prêt.
Observer, anticiper, comprendre ce qui va se passer une fraction de seconde plus tard. C’est exactement la même chose dans un mariage. Un regard entre deux personnes, une émotion qui traverse un visage, un éclat de rire inattendu… tout va très vite. Et mon rôle est simplement d’être là au bon moment pour capturer ces instants.
Parallèlement à ces reportages sportifs, je n’ai jamais cessé de photographier les paysages. C’est un univers complètement différent, presque l’inverse. Ici, tout prend du temps. On marche, on observe, on réfléchit au cadrage. On attend que la lumière change, que le ciel se transforme, que les couleurs apparaissent.
Il y a ce moment particulier où le soleil disparaît derrière l’horizon et où le ciel s’embrase pendant quelques minutes. Puis la lumière s’adoucit, les couleurs deviennent plus froides, et arrive cette heure bleue que j’aime tant photographier. Parfois la nuit continue de tomber, les étoiles apparaissent, et l’on commence à jouer avec les longues expositions pour dessiner la lumière dans le paysage.
C’est un univers silencieux, presque méditatif. Et aujourd’hui, il influence énormément ma manière de photographier les couples.
Créer des images différentes
Toutes ces années passées à photographier les paysages et le ciel nocturne ont peu à peu influencé ma manière de travailler avec les couples. Lors de certaines séances day-after, j’aime sortir des lieux classiques et imaginer des images dans des environnements naturels : les crêtes des Vosges au coucher du soleil, une forêt plongée dans l’heure bleue, ou un paysage de montagne éclairé par les premières étoiles.
Ce sont des moments particuliers. On marche un peu, on observe le ciel, on attend que la lumière change. Parfois le soleil disparaît derrière les reliefs et le ciel s’embrase pendant quelques minutes, avant de laisser place à cette lumière douce de l’heure bleue. Puis les étoiles apparaissent, et il devient possible de jouer avec la nuit, les longues expositions et les lumières du ciel.
Dans ces situations, l’image ne se contente pas d’être capturée : elle est réellement créée. Certaines de ces idées sont déjà devenues réalité : photographier un couple au sommet des Vosges au petit matin avec la brume d’un lever de soleil automnal, ou réaliser des portraits sous un ciel étoilé. Ou encore photographier un couple à 4 heure le matin sur la Place Stanislas à Nancy pour profiter de la lumière sans la foule, ou même profiter des vignes à l’automne.
Et puis il y a aussi celles qui restent encore à imaginer : une séance sous les aurores boréales en Islande ou en Norvège, ou dans les paysages sauvages d’Irlande entre deux averses et une lumière incroyable.
Parfois, il suffit simplement du bon lieu, du bon moment… et d’un couple prêt à vivre une petite aventure photographique.
Des histoires qui continuent
Aujourd’hui, une grande partie de mon travail est consacrée aux mariages. J’aime particulièrement la richesse humaine de ces journées : les rencontres, les émotions, les moments spontanés. Mais ce que j’aime peut-être encore plus, c’est retrouver certains couples quelques années plus tard.
Pour une séance grossesse, l’arrivée d’un enfant, ou simplement pour créer de nouvelles images ensemble. Parce qu’au fond, la photographie est aussi une manière de raconter les histoires qui continuent.
Je vis et travaille près de Nancy, en Lorraine, mais les paysages des Vosges et les horizons plus lointains restent une source d’inspiration constante. Qu’il s’agisse d’un mariage, d’une séance en montagne ou d’un moment partagé avec un couple, je cherche toujours la même chose : une lumière juste, un instant vrai, et une image qui restera.
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